Articles de Repor’Terre

Un avenir professionnel pour tous !

Dans le cadre de la semaine de la diversité qui a eu lieu du 08 au 11 mars 2011 à Euromed Mangement, j’ai pu participer à deux ateliers : l’un sur le thème du handicap et l’autre sur le thème de la discrimination à l’embauche.

Au sein de ces deux ateliers, nous n’avons pu que constater que les personnes en situation de handicap ont davantage de difficultés à intégrer le monde de l’entreprise et sont souvent victimes de discrimination. Néanmoins, depuis 2008, la loi impose aux entreprises de compter parmi leurs effectifs au moins 6% de personnes handicapées. On observe également un changement de mentalité. Cependant, même pour les entreprises qui sont les plus enthousiastes pour accueillir ces personnes en situation de handicap, il leur est parfois difficile de trouver les candidats correspondants aux postes. Si les entreprises sont confrontées à ce problème, c’est parce que nos établissement d’études supérieures accueillent trop peu d’étudiants handicapés, soit parce que ces établissements ne proposent pas d’aménagements adaptés aux besoins de ces étudiants soit parce que ces jeunes sont persuadés qu’ils n’y ont pas leur place.

Alors, certes les établissements d’études supérieures devraient réaliser des travaux d’aménagements et rendre leurs cursus plus souples pour pouvoir s’adapter aux besoins de ces élèves mais c’est aussi et surtout un travail de communication à destination des jeunes handicapés qui doit être fourni et ce dès le collège afin de les aider dans leurs choix d’orientation.


Anne-Victoria Duclaux

11/03/2011

INTERVIEW PHOENIX-SIMONU

1.) Bonjour Ben ! Bonjour Marvin ! Tu étais dans quelle équipe aujourd’hui ?

Marvin: Bonjour, République Islamique d’Iran

Ben: Bonjour, j’ai eu l’honneur de représenter la délégation de la Côte d’Ivoire, qui si j’ose le dire, au départ n’était pas un pays très inspirant. Cela à l’aide de mon tuteur, Abou, m’a cependant motivé …

2.) Ton équipe a-t-elle gagné ?

Marvin: Nous sommes arrivés en 2ème

Ben : J’ai été surprise. En effet notre délégation s’est retrouvée sur le podium ! Pour le grand bonheur, particulièrement d’une de mes tutrices Steffy, Ivoirienne et fière de l’être! Mais il faut souligner qu’il a été question de travail de groupe et que notre «victoire» (ça ne fait pas trop prétentieux ?) est celle d’une alliance.

3.) Peux-tu nous expliquer votre stratégie en quelques mots, s’il te plaît ?

Marvin: Bein, on a été très dynamique, on a fait tout les discours possibles, on s’est fait remarqué au maximum et on a tapé une résolution seule. On peut avoir n’importe qu’elle pays du monde même la Papouasie-Nouvelle guinée tant qu’on a la gaïac et qu’on se bat on peut réussir.

Ben : Notre stratégie … Je dois avouer qu’au départ nous n’en avions pas vraiment. Il est vrai que nous sommes partis du principe qu’il fallait rester soudés entre pays « dans le besoin » et se centrer sur notre union où on pouvait retrouver à la tête l’Afrique du Sud, Le Sénégal, Haïti et nous la Côte-d’Ivoire. Notre but a été de rassembler les pays, de trouver une solution bénéfique à tous et où toute participation serait la bienvenue; tout cela bien-entendu dans le respect des réelles situations diplomatiques actuelles, car il est vrai c’est une simulation mais il faut justement garder ce caractère réaliste et ne pas envisager des projets qui ne sont pas en cohérence avec cela ou saugrenues ou encore irréalisables.

4.) Etait-ce la première fois que tu participais à SIMONU ?

Marvin: Non, la 2ème fois.

Ben : Cela faisait la 3ème fois.

5.) Quelles sont les raisons de ta participation ?

Marvin: Par rapport à Phoenix et aussi sa m’intéresse.

Ben : Je tiens à dire que j’ai été forcée … Non je plaisante. SimONU est vraiment une expérience enrichissante qui nous permet en le temps d’une journée de se sentir vraiment importants, comme de vrais diplômâtes, de discuter profondément sur des sujets qui nous semblent importants et d’avoir le sentiment de participer au changement, ce n’est qu’à notre échelle, mais cela nous fait prendre conscience de beaucoup de choses.

6.) Est-ce que tu as l’impression que l’expérience que tu as vécu ici va t’aider dans le futur ?

Marvin: Je me suis rendu compte que les pays du Moyen-Orients sont muselés et sont seul contre les pays du Nord. Ce jeu permet vraiment de voir le rapport entre les pays du monde et que l’argent et les relations entre pays priment sur le bien-être des populations. Personnellement, j’avais des bons projets mais comme j’étais l’Iran bein personne voulait travailler avec nous.

Ben : Toutes expérience d’échanges et de réflexions ne peut être que fructueuse pour nous. SimONU en est l’illustration, durant une journée on doit faire des discours devant une assemblée ce qui est déjà un grand pas, on doit s’affirmer pour défendre les positions du pays qu’on représente ce qui bouscule certains timides, savoir s’armer de patience et de malice quand on veut réussir à obtenir le consensus. Si on joue le jeu à fond, SimONU ne peut que plaire et permettre de s’éveiller …

7.) Quelles sont tes recommandations pour le prochain évènement ? Est-ce que tu as des propositions d’amélioration ?

Marvin: Oui, de débloquer plus de salles notamment les box et aussi de trouver plus de chaises et de tables dans la grande salle.

Ben : Pour aborder SimONU sereinement, je dirais de s’y prendre à l’avance d’essayer de se renseigner sur le sujet qui sera discuté et tout en prenant son sujet au sérieux de penser à s’amuser. Amélioration ? J’ai bien aimé comment ce SimONU s’est déroulé donc non je n’en vois pas.

8.) Est-ce que tu vas participer encore une fois ? Pourquoi ?

Marvin: Oui, l’année prochaine et aussi au régional. Ce projet m’interresse énormément.

Ben : Oui je vais de nouveau y participer car les gagnants ont été invités à prendre part au SimONU d’Euromed ! Je dois dire que je vais être un peu impressionnée mais je vais m’accrocher puis j’ai de la chance , notre délégation sera composée des gagnants de notre SimONU donc nous serons entre Phoeniciens ce qui va s’avérer très intéressant et rassurant ! Sinon j’espère que je pourrais participer au SimONU Phoenix une nouvelle fois, et ce en tant que tutrice, et si cela arrive j’espère que je serais à la hauteur de mon tuteur cette année Abou !

Tanja Schomann

SimONU-Phoenix : une union pour une simulation réussie !

Ce 26 février 2011, a eu lieu, à Euromed Management, pour la troisième année consécutive, une simulation des Nations Unies lycéenne ! SimONU est une commission étudiante qui a pour missions d’organiser des simulations de l’Assemblée Générale des Nations Unies et de participer aux simulations internationales du même type (Londres, Washington, New York…). L’équipe vient d’ailleurs d’être récompensée à Londres par 6 Awards et organise aujourd’hui une simulation pour Phoenix, association qui œuvre auprès de lycéens de Marseille, dans un objectif de promotion sociale. Elle permet ainsi à des jeunes issus de lycées ZEP d’enrichir leurs connaissances et de développer l’ambition de faire des études supérieures.

Retour sur cette simulation pas comme les autres avec Antoine Javault et Emilie Ville, deux membres de l’équipe organisatrice SimONU.

1) Pouvez-vous nous rappeler les grands principes de la simulation ?

Antoine Javault : Il s’agit d’une simulation de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui plonge ses participants au cœur de l’ONU dans le but de les sensibiliser aux grands enjeux mondiaux. Chaque équipe (délégation) représente un pays et doit négocier avec les autres délégations en proposant des moyens d’action innovants qui respectent la position politique et diplomatique du pays concerné. Le but est de parvenir à un consensus équitable et dans l’intérêt de tous !


2) Comment se déroule la journée et quels en sont les moments forts ?

Emilie Ville : Les périodes de négociations dans les couloirs de l’école sont entrecoupées de sessions formelles en amphithéâtre pendant lesquelles les délégations font état de l’avancée de leurs négociations devant tous les autres participants via des discours de deux minutes. Des rapporteurs sont présents pour permettre la communication en session formelle. En effet, le silence total en session formelle est requis. Les délégations peuvent donc communiquer en s’envoyant des mots qu’ils transmettent via les rapporteurs. Les observateurs, quant à eux, prêtent une attention particulière aux discours et évaluent les qualités diplomatiques des participants ainsi que leur capacité à convaincre et à faire preuve de leadership lors des négociations.

Antoine Javault : Les moments forts sont très certainement les discours, surtout le premier ! Les élèves sont souvent intimidés, stressés et s’exprimer à l’oral constitue pour certains un vrai défi ! De plus, la remise des projets de résolution et le vote de la fin de la journée sont des moments très attendus car chacun espère le vote de sa résolution, qui signifie alors la mise en place de mesures concrètes.


3) Quel est le thème cette année et pourquoi ce choix ?

Emilie Ville : Cette année, le thème est celui de l’eau. 8 millions d’êtres humains meurent chaque jour à cause de l’eau insalubre qui fait ainsi plus de victimes que toutes les formes de violence, y compris la guerre. L’eau se raréfie et devient une source de conflits. Les lycéens devront donc tenter de répondre à certaines questions essentielles : Faut-il développer un commerce de l’eau ? Comment mettre fin aux conflits liés au stress hydrique ? Comment lutter contre l’inégale répartition des ressources hydriques sur la planète ?

Antoine Javault : Ce thème a été choisi en raison de la 6ème édition du Forum Mondial de l’Eau qui aura lieu en 2012 à Marseille. 30.000 personnes sont attendues ! L’accès à l’eau et à l’assainissement sera l’un des points clés des débats.


4) Pourquoi avoir mis en place un partenariat avec Phoenix ?

Antoine Javault: Cette simulation est un bon moyen pour les élèves de se rencontrer et de sortir de leur cadre habituel pour discuter de sujets qu’ils n’ont peut-être pas l’habitude d’aborder. C’est aussi l’occasion pour eux d’améliorer leurs compétences orales, ce qui constitue un véritable atout dans la poursuite de leurs études.

5) Combien y a-t-il de participants cette année ?

Emilie Ville : Il y a 44 participants, dont 22 élèves des lycées Diderot, Jean Perrin et Saint Exupery !

Antoine Javault : A noter, cette année, la participation du projet « Echanges Phocéens » de l’école d’ingénieur Centrale Marseille.


6) Les lycéens ont-ils été bien préparés à la simulation ?

Antoine Javault : Tout à fait ! Ils ont participé à deux séances de pré-simulation. L’une portait sur les règles de la simulation : concept, déroulement, protocole (dress code, silence absolu en session formelle, vouvoiement…) etc… L’autre avait pour but de présenter le sujet et de donner les axes majeurs de recherche.

Emilie Ville : Dans tous les cas, les étudiants ne sont pas seuls ! Chaque délégation est composée d’un lycéen et d’un tuteur chargé d’accompagner l’élève dans son rôle de diplomate.

7) Quels seront les prix décernés aux gagnants ?

Emilie Ville : Des places de cinéma pour un délégué qui s’est distingué et des chèques cadeaux : 75 € pour la 3ème délégation, 100€ pour la 2ème, 140 € pour la 1ère. De plus, les 3 premières délégations pourront participer à la grande simulation SimONU – Marseille l’année prochaine, avec 300 étudiants de l’école et de classes préparatoires.


8) Quel a été ton rôle au sein de l’équipe organisatrice ?

Antoine Javault : Je suis Président de séance. Je suis donc le garant des règles lors de la simulation.

Emilie Ville : Je suis responsable logistique. Je me suis donc occupée du matériel, de la gestion des imprévus etc… Les membres de Phoenix ont aussi participé à l’organisation de l’évènement en préparant petit déjeuner, boissons, repas du midi et buffet du soir ! Antoine et moi sommes tous les deux en première année ; c’est la première fois que l’on prend en charge un évènement de A à Z au sein de SimONU, les deuxièmes années nous ont laissé les rênes… Mais on s’en sort plutôt bien !

Interview réalisé par Manon Bruchet, le 26 février 2011.

A vos plumes… Ecrivez !

Tu as toujours rêvé d’être journaliste, de laisser ta plume guider ton sens de l’écriture ? Et tu as projet/association en relation avec le développement durable, la RSE ou l’humanitaire ? Ou tu as, tout simplement, été témoin d’un évènement DD intéressant ? Alors fonce ! Repor’Terre te donne l’occasion d’expliquer ton projet à travers un article. En quelques lignes, fais découvrir à l’ensemble des étudiants et plus, l’enjeu et la mission de ton projet ou évènement. En plus de montrer ton talent d’écriture, tu pourras donner de l’ampleur à ton projet !


Envoie nous ton article à : reporterre.euromed@gmail.com

Nature Needs Heroes?!

Just a few days ago I was sitting in my car and a bus with a big poster saying „Nature Needs Heroes“ passed me by. As I had no idea what all that was actually about and as I am interested in environmental topics, I started some research. Her is what I found out!

The advertising campaign with the slogan „Nature Needs Heroes“ belongs to the brand Timberland. Until now, I had only known Timberland as a brand for shoes and had no idea about the company’s values, so I was curious to learn more about it. First of all I had a look on their Facebook account, where you can find many pretty cool videos. And I was so surprised about what they show! There are no classical advertising videos, but rather short films documenting the recycling of old boots and the planting of trees. This “tree thing” caught my attention.

My question was: what does Timberland have to do with planting trees? Quite a lot, actually! They even have a big company-garden in which they plant trees and where the employees can have their own vegetables! But the project has also a more professional side. On their Facebook account, there was a link to the homepage of the “Earthkeepers”, which is a project found by Timberland. The goal of this project can be explained perfectly by the statement you find on their homepage: “Protecting the outdoors is second nature to us. We make and sell gear to help you enjoy the outdoors, so we definitely want to see it thrive. We live by a simple challenge and common commitment—to be environmentally responsible. We call it Earthkeeping.” The activities of the earthkeeper project aim at reducing the companies environmental impact, by cutting back its emissions, using renewable energy and putting more organic, recycled materials in their gear aaand planting trees. Up until today already 1 million! And the Timberland Earthkeepers collection uses materials like recycled PET linings, organic cotton and leathers from tanneries achieving Leather Working Group silver rated status for industry leading water, waste and energy management.

Furthermore you can find of course a link to the company’s own homepage. And the information you get there is even more surprising! Most shoes produced by Timberland have got a Green Index Rating, which is actually a bit like information about nutrition on yoghurt for example. The little tag you find on the product indicates among other values the consumed energy and its climate impact. I’m already excited to check those information the next time I see a Timberland shoe in a store!

But on top of all this engagement, even the CEO seems to be a rather sympathetic bloke who is involved in the environmental work of the company. He provides the consumer with a twitter blog. In this blog he speakes about a wide range of topics, that cover not only the companies own activities, but also that of other companies.

So an eyecatching advert on a bus actually made me discover a company, that is more than exemplary in both its environmental behavior and its use of the online-medias to communicate its concerns!

By Tanja Schomann

http://www.facebook.com/timberland?v=app_11007063052

http://twitter.com/timberland_jeff

Just do it!

Almost every student of Euromed is involved in a student association – except fort he international students. Below you find an interview with one of the few exchange students who actually joined an association. Her name is Niki Skowron, her home university is „Hochschule Bremen“ in Germany and her association at Euromed is „Unisterre“. In the interview she told me about her experiences in this association.

What reasons made you enter an association in general?

I wanted to meet more French people and get to know the student’s life at Euromed.

Why did you choose Unisterre?

I prefer to be in an association that has a social intention. Especially “Arbre de Noel” interested me, because I personally love Christmas with my family and wanted to give this joy to the children.

How did the application process work?

I wrote down my name on a paper in front of the office for an interview. Because of Marseille’s bus strikes I couldn’t make it to the interview but I called the president of the project and he told me he would wait. I then was the last person to be interviewed by members of the project and then got a text message after about 2 weeks saying I was chosen to be a member of the project.






What are your tasks within the asso?








My position is to get in touch with asylums in Marseille to present our project and to invite them to participate. I have to organize that the children come to school safely and on time (booking busses, calling the heads of the asylums etc.). I moreover am in charge of finding godfathers for the day the children are coming to the school. Also all members do entertain and prepare the day itself.

Do you face any difficulties concerning the language when working in the association?

Not really. When I don’t understand something I just ask and the other members of the project explain everything to me.

Do you feel just as integrated in the association as a French student or do you feel as an „outsider“, because you’re an international student?

I am lucky, I just feel integrated as the other members.

What was the most interesting experience you made there?

The day itself and how our team worked together. In the end of the day everybody was exhausted but happy about being a member of the project.






Would you consider the work in the association as helpful for your later life? What about the influence on your career?








I don’t think the impact on my career being huge but I think getting to “work” with French people showed me that they don’t work the same way as German students. I also got social responsibility that will surely help me in my further life.






Is there anything comparable to Euromed’s assos at your home university?








Not really. The only association we have is called “ASta” and it is just a general students’ committee that is the only student representative organization I know about.

What piece of advice would you give to other international students interested in joining an association?

Just do it! It helps to be integrated in the school and to get another point of view. We don’t have this „culture“ of associations in Germany and I sincerely think that it is a very good way to get in touch with the school and student’s life not only through courses and exams and soirées.

By Tanja Schomann (17/01/2011)

« Un médiateur entre l’homme et la nature »

Le Naturoscope, Centre d’études et d’initiation à l’environnement, a été créé le 20 janvier 1995 à Cassis.

Rencontre avec Karine Bailet, éducatrice à l’environnement et au développement durable au sein de cette association.

1) Comment est née l’idée du Naturoscope ?

Le Naturoscope est né de la volonté de Christian Ries, marin, voyageur et amoureux des Calanques, de protéger ce site remarquable. En 1995, c’est l’une des rares associations d’éducation à l’environnement à agir dans le secteur.

Très vite, des actions concrètes en faveur de la nature ont pu voir le jour sous l’impulsion d’une équipe de permanents dynamiques et motivés. Nettoyage régulier du littoral, suivi statistique des macro déchets littoraux, entretien de sites dégradés, sorties naturalistes pour adultes, campagnes de sensibilisation, création d’outils pédagogiques constituèrent le socle de l’association, dès ses origines.

A partir de 1997, le Naturoscope développe de nombreuses activités pédagogiques et étoffe ainsi son pôle « Education à l’environnement », avec la formation de ses animateurs et la création d’outils pédagogiques originaux. La fresque de découverte des fonds marins méditerranéens se fait remarquer lors des manifestations grand public.

Et, lorsque le Naturoscope crée son premier projet destiné aux scolaires « Les Calanques entre mer et collines », la ville de Marseille propose gratuitement ce cycle d’animation à une centaine de classes dès 1997. C’est un tournant pour l’association. Depuis, chaque année, près de 10.000 enfants et 10.000 adultes sont sensibilisés à la beauté et à la fragilité de notre environnement.


2) Quelles sont actuellement les principales actions du Naturoscope ?

Aujourd’hui, le Naturoscope est reconnue pour ses compétences d’éducateur en environnement, avec des dizaines de projets d’animation destinés aux scolaires et périscolaires. On peut citer, par exemple, la classe Nature, véritable invitation à découvrir l’environnement marseillais avec une journée dans la garrigue, une journée au bord de la mer et une autre prés du canal de Marseille, mais aussi le projet Hélléas, basé sur un magnifique conte d’aventures où l’on suit le phoque Hélléas à la découverte des fonds marins et de leurs habitants.

Notre mission de sensibilisation du grand public a également pris un tournant en 2002, année où nous avons rejoint les équipes de patrouilleurs bleus de la ville de Marseille. Depuis, tous les étés, nous sillonnons les calanques pour informer les plaisanciers, les loueurs de bateaux, les plagistes sur les éco-gestes conseillés au bord de l’eau et recueillir leurs idées et opinions sur le futur Parc National.

Enfin, le Naturoscope, au départ très naturaliste, se tourne de plus en plus vers le développement durable, car c’est en changeant les comportements de chacun que l’on apportera notre petite pierre à la protection de la nature. Pour cela nous proposons désormais des formations, actions concrètes, comme par exemple l’installation de compostage semi-collectif en bas d’immeubles, l’encadrement pour la mise en place d’un Agenda 21 dans votre établissement, la réalisation de refuges de biodiversité ou encore des ateliers de fabrication de cosmétiques naturels, de gestion des énergies, de jardinage biologique…


3) A quel public s’adressent ces activités ?

Il y en a pour tous les goûts ! Il existe des animations pour les enfants des écoles de la maternelle au lycée, pour les centres aérés, pour le large public des centres sociaux, pour les comités d’entreprises ou les adultes en quête de nature….


4) Quelles sont vos motivations, les valeurs qui animent votre engagement ?

La conscience de la nécessité d’agir au plus vite face à l’urgence des problématiques écologiques représente le moteur de nos actions.

« Aimer, comprendre, agir », plus qu’un slogan, ces trois verbes résument à la fois notre progression pédagogique et nos objectifs. Découvrir les merveilles cachées de la nature, comprendre la complexité et les problématiques du monde qui nous entoure sont des préalables indispensables avant de concrétiser un engagement en faveur de la nature.

Nous insistons également sur l’implication citoyenne pour favoriser les actions d’utilité publique et inciter les intérêts privées à adopter des comportements éco responsables.

5) Comment peut-on adhérer à votre association ?

Il suffit de venir nous rencontrer à l’occasion de nos activités pour les adhérents. Nous proposons le 12 février 2011, un atelier cosmétiques bio faits « maison », avec Karine Bailet, le 19 mars 2011 une sortie aux anciennes gravières du Puy Sainte Réparade, avec Jean-Marc Chianea, le 16 avril 2011, une sortie de découverte des Calanques de Port Miou au plateau de Cadeiron, avec Loïc Panzani et plein d’autres en perspectives.

6) Quels sont les évènements à ne pas manquer dans les prochains mois ?

A ne pas manquer, la Fête de la Nature, pour les 16 ans du Naturoscope, le 22 mai prochain, dans le parc du Tempo Pastré, dans le 8éme arrondissement. De 9h à 23h, non-stop, le Naturoscope fera son show ! Au programme : ateliers de découverte, balades thématiques dans la forêt, au bord de mer, jeux de pistes, tout ceci entrecoupé de moments de détente avec des capoeiristes, et de la musique bien sûr!

Les journées « adhérents » sont, également, des moments privilégiés pour nous rencontrer et découvrir nos actions ! Enfin, l’opération « Calanques Propres », aura lieu cette année, le 1er samedi de juin. L’occasion de participer à un grand nettoyage de plage en plein soleil et en toute convivialité !


7) Un dernier mot pour donner envie à nos lecteurs de participer à vos actions ou de devenir bénévoles ?

Adhérer à une association est un acte militant, donc si vous souhaitez agir à votre échelle pour un changement des mentalités n’hésitez pas, contacter-nous !

Plus d’informations par téléphone au 04.91.75.58.43 ou sur www.naturoscope.fr.

Interview réalisé le 21 janvier 2011 par Manon BRUCHET.

bonus écologique : ce qui change en 2011.

Envie d’investir dans une voiture neuve pour bien commencer l’année ? Envie de laisser la vieille bagnole de maman au garage pour profiter encore et encore des avantages du bonus écologique ? Depuis le 1er janvier 2011, ce dernier a subi un sérieux durcissement ! Passage en revue des nouvelles règles….

Le bonus écologique, instauré en 2007 par le Grenelle de l’environnement, ne fait plus rêver en 2011 ! En effet, le coup de pouce de 2000 euros pour l’achat d’un véhicule fonctionnant au gaz de pétrole liquéfié (GPL) est tout simplement supprimé, alors que les voitures hybrides pourront, elles, continuer d’en bénéficier à condition toutefois que leurs émissions de CO2 soient inférieures à 110 g/km, contre 135 auparavant. Quant aux autres véhicules, la générosité du gouvernement décroît également selon le seuil d’émission de dioxyde de carbone au gramme par kilomètre, comme le montre le tableau ci-dessous.

Néanmoins, afin de soutenir les voitures électriques, le gouvernement a décidé de ne pas toucher au superbonus de 5000 euros attribué pour l’achat de véhicules émettant moins de 60 g de CO2/km. Mais leur tarif exorbitant, supérieur à 30.000 €, les réserve de toute façon aux flottes de véhicules des entreprises et de l’État qui bénéficieront d’une remise financée par le contribuable.

Avec ces mesures, l’Etat entend réduire les dépenses liées au bonus-malus écologique, qui lui a couté 500 millions d’euros en 2010 !

Le barème devrait être encore revu à la baisse en 2012. Mais que les futurs acheteurs se rassurent : les constructeurs automobiles rivalisent pour proposer en ce début d’année de nombreuses promotions souvent équivalentes au bonus écologique !

Manon BRUCHET. Le 15 janvier 2011.

Sources :

www.lefigaro.fr

www.francesoir.fr

Pouvons-nous faire confiance aux aliments dits « sains » ?

Depuis quelques mois, l’envolée des prix des produits de base ravive les craintes de crise. La région PACA est la première région productrice de fruits et légumes, de plantes à parfum et d’olives, le premier bassin horticole de France et le seul territoire rizicole métropolitain. Malgré ce constat de richesse alimentaire, peut-on faire confiance à nos aliments ? Pouvons-nous consommer sans danger ? Devons nous nous tourner davantage vers les produits bios ?

Une problématique d’autant plus complexe à l’heure où les prix des matières premières agricoles s’envolent, faisant craindre de nouvelles émeutes de la faim, surtout en période hivernale. Après une série de mauvaises récoltes mondiales (notamment en Russie et en Australie), le prix du blé a atteint un niveau record : 220 euros la tonne aujourd’hui, contre 100 en juillet 2009. Les produits alimentaires deviennent donc de plus en plus cher, surtout pour les fruits et légumes.

Cependant, les produits bio ne cessent d’augmenter dans les rayons des supermarchés spécialisés ou non. La demande augmente en vue sans doute des dangers potentiels de nombreux ingrédients et composants dans certains produits traditionnels. Les produits bio sont nombreux : alimentation bio, cosmétiques bio, produits d’entretien bio, lessive bio, etc. Il existe en France de nombreux magasins spécialisés qui vendent des produits uniquement bio avec le label AB (Agriculture Biologique) pour la nourriture. Mais on trouve également de plus en plus et c’est tant mieux, des produits bio dans les supermarchés classiques.

D’après de nombreuses personnes « accros » à la consommation de produits naturels, les produits bio ne devraient pas exister car l’ensemble des produits de consommation courante devraient être naturel et donc le label bio n’aurait plus d’utilité.

Nous allons assister à une division dans la consommation alimentaire d’ici peu : les produits de qualités contre les produits de “discount”. Les personnes qui ont un revenu modeste visent le prix du produit et non la qualité pour le moment. La crise économique a augmenté le nombre de ventes dans les supermarchés “discount”.

Si la qualité nutritionnelle des produits bio labellisés ne peut être mise ne doute, il ressort d’une étude récente publiée dans la revue « Que Choisir » de juin 2010 que les qualités gustatives ne sont pas toujours supérieures. Cette enquête met en avant farines, kiwis et carottes, mais la totalité des aliments testés n’est pas de meilleure qualité nutritionnelle que leurs équivalents traditionnels. Il est donc évident que si les fruits et légumes bio offrent plus de vitamines et de fibres, puisqu’on peut sans danger en manger la peau, leur goût ne sera pas forcément meilleur. Alors, qui croire ? Que faire ?

La revue « Que Choisir » met en garde contre des dérives du bio pratiquées par certains opportunistes peu scrupuleux. Ils oublient la philosophie de respect de l’environnement et pratiquent une culture à outrance de grandes étendues de terre. En France, la grande distribution s’est approprié le marché porteur des produits bio, privilégiant ainsi le développement d’une agriculture « bio » intensive et industrielle. Pour répondre à la demande croissante des consommateurs et augmenter les marges bénéficiaires, ces grandes surfaces font appel à des produits « bio » en provenance d’Amérique latine, d’Asie ou d’Afrique. Là-bas, les normes sont différentes.

Les produits « hors-saison » commencent à apparaître sur certains étalages bio, incitant les consommateurs à acheter des fruits et légumes importés avec un impact environnemental néfaste. En effet, est-il normal de voir des fraises dans les rayons en plein mois de janvier ?

Si manger bio est un atout indéniable pour la santé car nous avalons moins de pesticides et autres produits chimiques, c’est surtout l’impact environnemental de ce mode de culture qui est important. Il ne faut pas oublier que des terres travaillées avec l’agriculture biologique offrent une plus grande richesse, du fait de la rotation des cultures qui épuise moins la terre. La vie est toujours plus présente et plus riche sur des terres travaillées par l’agriculture bio, et c’est tant mieux pour la planète. N’oublions pas aussi, que chaque geste est important (consommer bio n’est pas la seule solution et heureusement pour notre porte monnaie étudiant), alors pour vous y mettre doucement et sans contrainte, voici 10 conseils faciles à faire tous les jours :

http://www.consoglobe.com/choisir-produit-bio-ecologique-acheter-ecolo-2789-cg

Florence IOOS

Sources :

http://www.quechoisir.org/alimentation/production-agricole/cultures/enquete-produits-bio-importes-l-ombre-d-un-doute

http://forum.quechoisir.org/user/non-frames/list.asp?forumid=276

http://www.actu-environnement.com/ae/news/enquete_ufcquechoisir_prix_produits_bio_9453.php4


2011 : un parc national pour les calanques ?

Sugiton, Port-Pin, Sormiou, En vau… Les eaux turquoises et les falaises escarpées des calanques de Marseille font rêver et attirent chaque année 1,3 millions de touristes et de randonneurs. Néanmoins, la prise de conscience de leur fragilité justifie la création d’un parc national d’ici juin 2011…

A l’initiative du Groupement d’Intérêt Public des calanques (GIP), ce projet ambitieux couvrira 11 200 hectares terrestres et 48 000 hectares marins aux portes de Marseille. Entre l’érosion, la pollution et les espèces animales en danger, il y avait urgence ! Le projet prévoit donc une prévention contre les incendies, une protection de la faune et de la flore, une amélioration de l’accueil des visiteurs avec une lutte contre les dégradations ainsi que des activités pédagogiques en vue d’un comportement plus écologique, notamment en matière d’ancrage et de rejets divers. Encourager la protection de la biodiversité sans compromettre les activités économiques et touristiques, tel est l’enjeu !

Même si, sur le terrain, les adversaires du projet restent très mobilisés, bien décidés à obtenir sinon son retrait, du moins son profond réaménagement, 76% des riverains sont favorables à la création du parc national, qui semble d’ailleurs en bonne voie. Un calendrier est déjà fixé : consultation des acteurs locaux, suivie en mars-avril de l’enquête publique, puis en avril-mai de l’approbation par l’assemblée générale du GIP du projet de charte modifié.

Ce projet, s’il aboutit, créera le dixième parc national péri-urbain d’Europe et offrira un rayonnement européen à la ville de Marseille. C’est tout ce que nous souhaitons !

Manon BRUCHET. Le 15 janvier 2011.

Sources :

www.laprovence.com

www.lexpress.fr

Cancún : un 2è Copenhague ?

Après Copenhague : bienvenu à Cancún ! Cette énième conférence des Nations-Unies sur le climat et non la dernière, s’est tenue du 29 novembre au 10 décembre dernier au Mexique et a réuni près de 194 pays.

Certains parlent de réelles avancées quand d’autres dénoncent une conférence trompe l’œil…un an après la conférence de Copenhague qui a fait grand bruit, qu’en est-il de celle de Cancún? Réelle avancée ou stagnation ?

Le protocole de Kyoto encore et toujours…

Le Protocole de Kyoto a encore été au centre des attentions. Ce protocole qui prévoit la réduction des gaz à effet de serre expire en 2012. Une nouvelle période de réduction des gaz à effet de serre doit commencer en 2013 et ce, jusqu’en 2017 ou 2020 mais déjà 3 pays font blocage : le Canada, le Japon et la Russie. Le problème se pose en particulier pour ce dernier pour qui un surplus d’émissions avait été accordé lors de la 1ère période et qui n’a pas été renégocié à Cancún…

Une amélioration des accords de Copenhague…ou un simple Copenhague bis ?

Si certains n’avaient pas tout suivi l’an dernier, ils vont pouvoir rattraper leur retard ! En effet, comme pour mieux convaincre le monde ou se convaincre eux-mêmes, les Etats se sont à nouveau engagés à Cancún pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% d’ici 2020 par rapport à 1990 comme il y est fait mention dans le protocole de Kyoto. De même, la limitation du réchauffement climatique en dessous des 2°C par rapport à la période préindustrielle a été réaffirmée et le problème de la déforestation reposé pour être de nouveau débattu…

Alors simple redite de Copenhague ou réelles améliorations ?

Entre continuité et espoir de changement…

Il serait mauvaise langue d’affirmer que rien n’a été conclu à Cancún et qu’une fois encore les Etats ont échoué. Il semble même que cette fois-ci l’atmosphère ait été au compromis…

En effet, même si la limite des 2°C a été réaffirmée, il semble qu’elle pourrait même être revue à la baisse en 2013 puisqu’une limite à 1.5°C a été évoquée ; un niveau qui avait d’ailleurs été demandé à Copenhague par les pays insulaires directement menacés par le réchauffement climatique.

Par ailleurs, un Comité a été mis en place pour s’occuper de l’Adaptation des pays vulnérables au changement climatique ; de même, la responsabilité historique des pays développés au réchauffement climatique, très souvent évoquée l’an passé par les pays émergents comme la Chine, a été officiellement reconnue. Enfin, les réticences de certains pays à Copenhague comme la Chine dans l’élaboration d’un système de contrôle semblent avoir été dépassées à Cancún puisqu’un double système de transparence a été mis en place pour contrôler les pays développés et les pays en développement sur leurs avancées concernant le climat.

Pour ce qui concerne le financement de la lutte contre le réchauffement climatique, un Fonds Vert a aussi été crée et le chiffre de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 apportés par les pays développés a été évoqué.

Alors certes, ceux qui ont une très bonne mémoire nous dirons que cette annonce avait déjà été faite l’an passé, mais cette fois-ci elle a été écrite noir sur blanc à Cancún…une avancée donc !


Toutefois, la « révolution climatique » n’est pas pour demain…

Les accords internationaux sont longs et difficiles et nous pouvons déjà nous réjouir des compromis opérés entre les Etats et notamment entre les pays développés et les Etats émergents lors de cette conférence qui démontrent une certaine bonne volonté des Etats à lutter ensemble contre le réchauffement climatique.

Cependant, de nombreux points abordés restent incomplets…

Tout d’abord, un maximum des émissions a été évoqué mais sans aucune précision sur son chiffre. Il semble que les pays émergents soient réticents à s’avancer en premiers et attendent l’engagement des pays développés sur la baisse de leurs émissions afin que l’effort financier soit partagé et non inégal et seulement supporté par les pays émergents.

Par ailleurs, l’annonce de la création du Comité chargé de l’Adaptation des pays en développement n’a pas été suivie d’un énoncé clair des mesures concrètes que ce Comité allait mettre en place.

Quant au financement des mesures énoncées, il a encore été au centre des débats. Certes, un compromis a été trouvé puisque les fonds seront gérés pour moitié par les pays développés et l’autre moitié par les pays en développement ce qui permettra de maintenir une égalité de gouvernance et de rassurer les deux parties sur la gestion de ces fonds. Cependant, l’origine de ces fonds est encore un mystère….plusieurs scénarios sont alors envisagés comme la taxation sur les transactions financières ou encore la taxation sur les transports aériens et maritimes…mais cette fois, le compromis sera difficile tant les réticences sont grandes sur ces points là…

Entre fatalisme et optimisme…

Alors, à qui doit-on donner raison ? Aux éternels pessimistes qui prévoyaient l’échec de Cancún avant même le début de la conférence ou aux incorrigibles optimistes qui ont vu de réelles avancées sur le climat au Mexique et qui sont confiants dans la suite des négociations ?

Le point réellement négatif, et qui donne raison aux premiers, porte sur le fond de ces accords. En effet, déjà à Copenhague, aucune avancée sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre n’avait été faite et il en a été de même à Cancún puisque même si la limite des 1.5°C a été évoquée, aucun chiffre ne démontre actuellement la réelle détermination des Etats à réduire leurs émissions.

Par ailleurs, l’argent pose encore une fois problème car qu’il s’agisse de la déforestation ou des mesures pour réellement lutter contre le réchauffement climatique, les sources du financement sont encore inconnues…


Cependant, on peut féliciter les Etats d’y avoir mis la forme puisque les mesures évoquées à Copenhague ont été encadrées à Cancún par des conventions et des accords qui résultent de compromis entre états. On peut donc espérer qu’après cette formalisation, les Etats pourront passer à l’action…

De même, l’effort réalisé par l’ensemble des Etats pour tenter de trouver des accords doit également être mentionné comme étant un véritable signe de progrès. En effet, le compromis semble avoir été l’attitude dominante lors de ces accords ce qui a permis à certaines idées évoquées à Copenhague mais bloquées dans leur mise en œuvre d’espérer voir le jour…notamment celle concernant le transfert des technologies des pays développés vers les pays en développement. Un Comité a ainsi été crée pour favoriser le transfert des technologies ce qui permettrait de faciliter l’adaptation des pays en développement aux changements climatiques jusque là pénalisée par le coût onéreux de certains outils. Et même si aucune précision sur la nature des technologies qui seront transférées n’a été évoquée ainsi que sur le droit de propriété i

nhérent à ces technologies, le volontarisme affiché des Etats n’est pas négligeable ce qui peut nous laisser espérer des actions concrètes pour la suite…

Reste maintenant à savoir quand ces mesures seront réellement mises en place.

Combien de conférences a-t-on encore besoin pour aboutir à des chiffres concrets et à une réelle réduction des émissions de gaz à effet de serre ?

En tout cas, la date de la prochaine conférence est déjà fixée, rendez-vous donc à Durban en Afrique du Sud en décembre 2011 !


Source : http://cancun.blogs.liberation.fr/

La mobilisation sur le réchauffement climatique vue par les étudiants…

Interview de Sarah Garnier, chef du Projet « Campus Durable » d’Euromed Management dont le but est d’inciter les acteurs d’Euromed Management à réduire leur impact sur l’environnement en mettant en place des actions concrètes sur le campus d’Euromed et à Marseille.



Le 03 décembre dernier, son projet a réalisé une sensibilisation au réchauffement climatique au sein de l’école…petit aperçu…


1) En quoi a consisté votre mobilisation le vendredi 03 décembre dans les locaux d’Euromed Management?

Toute l’équipe de Campus Durable a arpenté les couloirs de l’école vêtue des couleurs du Mexique et a distribué des bracelets en tissu de couleur verte aux étudiants afin qu’ils n’oublient pas qu’une conférence sur le climat se tenait à Cancún. Notre objectif était de rappeler les enjeux de ce rassemblement au Mexique.


2) Pensez-vous avoir réussi à sensibiliser les étudiants ?

Nous avons eu l’occasion de parler avec de nombreux étudiants d’Euromed ainsi qu’à des élèves de classe préparatoire qui étaient présents pour l’événement SimONU, et nous avons constaté qu’une piqûre de rappel n’était pas inutile ; en effet, beaucoup d’entre eux n’étaient pas avertis de la tenue de cette conférence mondiale sur le climat ou n’en saisissaient pas les enjeux.


3) Que penses-tu de la conférence de Cancún ?

Maintenant qu’elle est terminée, est-ce pour toi un échec ou une réelle avancée ?


Un des objectifs était de décider de la suite à donner au protocole de Kyoto dont la première période d’engagement s’achève fin 2012. Je pense que le résultat est plutôt positif. On peut dire qu’une certaine confiance a été retrouvée ; il est encore possible d’arriver à des accords multilatéraux concernant les enjeux du réchauffement climatique. De plus, il a été créé un fond vert pour le climat visant à soutenir les différents projets et programmes des pays en développement ; il a été lancé un mécanisme de lutte contre la déforestation. Le résultat de cette conférence permet d’envisager avec confiance un accord sur l’engagement dans une deuxième période du protocole de Kyoto lors de la conférence de Durban en 2011.


4) Penses-tu que le réchauffement climatique est considéré aujourd’hui comme un véritable enjeu pour notre société ?

Ces problématiques sont encore récentes, mais on observe de réelles avancées dans les mentalités. La diffusion du problème prend du temps, le passage de la sphère scientifique à la sphère sociale est lent et progressif. L’élaboration du Protocole de Kyoto traduit une prise de conscience, au sein de la communauté internationale, de l’ampleur des enjeux soulevés par la question du réchauffement climatique. Mais plus que le réchauffement climatique, ce qui parait primordial aujourd’hui pour les individus, est la recherche de sens (qui est bien sûr lié à la notion assez récente de développement durable).


5) Quelles sont les actions que ton projet entreprend toute l’année dans ce domaine ?

Le projet Campus Durable, à travers divers pôles d’action agit quotidiennement en faveur de l’instauration du tri, de la réduction de la consommation énergétique et le développement d’énergies renouvelables (300 m2 de panneaux solaires ont par exemple été installés sur les toits de l’école d’Euromed Management), de la mise en place du covoiturage, de la promotion d’une alimentation issue de l’agriculture biologique à l’aide d’une épicerie bio (projet commun avec le bureau des élèves de l’école)…

Notre mission est de réduire l’empreinte carbone et de sensibiliser les Euromédiens aux problématiques environnementales.


6) Quelles sont les mesures qui permettraient réellement selon toi de mobiliser les étudiants et l’ensemble de la société au problème du climat et à ses enjeux ?

C’est une question très difficile et qui ne comporte pas de solutions toutes trouvées selon moi. Peut-être faudrait-il rendre moins contraignants et plus ludiques les événements visant à sensibiliser les individus aux problématiques environnementales. La communication est l’outil que je juge le plus pertinent pour sensibiliser la population actuelle aux enjeux du réchauffement climatique (campagnes, expositions, ateliers, conférences et débats, films…) Il faut développer une communication « ouverte », non moralisatrice ou culpabilisatrice afin d’éviter de tomber dans une certaine forme « d’autoritarisme écologique ». Enfin, pour se mobiliser, les individus doivent trouver un certain intérêt, qu’il soit économique, ou psychologique.



7) Qu’est-ce que chacun peut faire selon toi au quotidien pour limiter le réchauffement climatique ?

Les petits gestes, s’ils sont faits par le maximum de personnes, sont les plus grands. Trier ses déchets, mettre le plus souvent possible en veille les appareils électroniques, veiller à éteindre les lumières lorsque l’on quitte une pièce, utiliser davantage les transports en commun ou les transports propres, consommer de manière plus responsable, c’est-à-dire des produits certifiés et labellisés ayant un moindre impact sur la planète. Ce sont des gestes simples et accessibles à tous qui, à une grande échelle, peuvent changer les choses !


Un étudiant d’Euromed Management à Cancún…témoignage…

Florent Baarsch, étudiant d’Euromed Management, était à Cancún pour assister aux négociations sur le climat. Il nous livre ses impressions…


1) Tu étais à la conférence de Copenhague l’an dernier, quelles sont tes premières impressions après avoir été à Cancún ?

Le samedi matin, en regardant le soleil se lever, après avoir passé la nuit entière à suivre la fin des négociations, j’avais un grand sourire. Ce fut une expérience totalement nouvelle et différente. Après Copenhague, j’ai vu beaucoup des mes amis pleurer de fatigue et de déception après avoir passé l’année 2009 à travailler sans compter dans l’espoir d’obtenir un accord à la fin de la COP15. Mais à Cancún, dans la dernière nuit, j’ai vu des délégués debout applaudir l’accord, des représentants d’ONG souriants, ce fut ma première fin de conférence heureuse… Cancún était pourtant ma 10e conférence sur le climat !


2) Comment se sont déroulés ces 12 jours de négociations ?

Ce fut réellement 12 jours de négociations ! Pour la première fois (encore), une session dite informelle s’est réunie le dimanche matin pour discuter de la façon dont les pays allaient négocier lors de la seconde semaine. Ce fut une très utile et nécessaire session qui a permis de contribuer à restaurer un peu plus de confiance dans le processus onusien ; la présidente de la Conférence, Patricia Espinoza, Ministre des Affaires Etrangères mexicaine a su créer une atmosphère propice aux négociations au cours de ces 12 jours de négociations et pendant l’année qui a précédé ces Accords de Cancún.


3) As-tu senti que l’atmosphère était plus encline au compromis cette année ?

Oui, définitivement. Mais, j’ai quelques doutes quant aux raisons qui ont permis ces accords de Cancún. Pour être à Tuvalu en ce moment et pour connaître la position des pays insulaires avant la conférence de Cancún, je suis surpris qu’il ait pu y avoir un tel compromis sur des positions si différentes. En anglais, il existe deux mots pour compromis : « compromise » et « trade-off » ; les accords de Cancún sont définitivement des « trade-off » dans la mesure où ils sont issus de marchandages entre groupes et parties.


4) Quelles sont les réelles avancées prises à Cancún ?

Au début, les Accords de Cancún furent présentés comme historiques. Mais après une lecture plus en profondeur des deux principaux textes, il est aisé de s’apercevoir que le texte ne présente pas d’avancées majeures. Seuls le transfert de technologies des pays développés en direction des pays en développement, le contrôle du respect des engagements de réduction d’émissions pris par les parties (appelé dans le jargon MRV et ICA) ainsi que la protection des forêts tropicales sont réellement des points qui représentent des avancée. Il faut cependant apporter un bémol à ces avancées, et au reste du texte d’ailleurs ; beaucoup de ces éléments ne seront aboutis qu’à l’issue de la conférence de Durban en 2011. Si aucun accord n’est trouvé à Durban sur l’ensemble de ces éléments, je crains un peu pour le processus de négociations aux Nations Unies…


5) Quels sont les échecs ? Les mesures qui n’ont pas abouti ou qui suscitent toujours autant de réticences ou de blocages ?

Il n’y a pas vraiment d’échecs. Mais il y a toujours des points qui doivent être pris rapidement en considération. Malheureusement, ces points sont les éléments majeurs et centraux des négociations sur le climat : la réduction des émissions et le financement de l’adaptation au changement climatique. Sur ces deux points, aucun accord n’est réellement en vue – peut-être même au contraire. Considérant la nouvelle position japonaise, la nouvelle situation politique américaine, le manque de volonté de l’Australie, du Canada et de la Russie, il semble assez difficile d’espérer un accord à court voire moyen terme sur la réduction des émissions pour les pays développés et en conséquences pour les pays en développement.


6) Penses-tu que les états sont sur la bonne voie dans la lutte contre le réchauffement climatique ?

Non. J’espère juste qu’ils auront l’intelligence de ne pas oublier qu’une part de plus en plus importante de la population mondiale souffre de ces conséquences. Etant à Tuvalu en ce moment, un Etat au milieu du Pacifique dont l’altitude moyenne est d’environ 1.5 mètres, je comprends de manière totalement différente ce qu’ « adaptation au changement climatique » signifie et plus particulièrement lorsque nous avons les pieds dans l’eau une fois par mois à cause des marées…


7) Pourquoi les mesures sur ce sujet sont-elles si compliquées à mettre en œuvre ?

Les mesures sont compliquées à mettre en œuvre parce qu’elles ne nécessitent pas seulement de mettre un peu moins d’essence dans le réservoir de sa voiture, elles nécessitent la réorganisation presque totale des sociétés dans lesquelles nous vivons. Le problème des négociations sur le climat est qu’elles essayent de traiter un problème global sans pouvoir prendre en considération l’ensemble des éléments nécessaires tels que : le commerce mondial, le droit de l’environnement dans son ensemble, les modèles de développement.

Les Chefs d’Etat, les négociateurs ont besoin d’un modèle. A l’heure actuelle, aucun modèle n’existe réellement et réduire les émissions par 40% d’ici les 10 prochaines années semble simplement impossible. A cela la raison est simple, cela ressemble à un grand saut dans l’inconnu ou dans le vide sans aucun filet de protection. Quel Chef d’Etat accepterait d’engager son pays sur une telle voie ? Tant que la société civile (entreprises, syndicats, ONG et autres) dans son ensemble ne sera pas en mesure de proposer un modèle de société en cohérence avec les exigences climatiques et environnementales, il faudra alors s’attendre à être déçu par les négociations.

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