Articles de Repor’Terre
Haro sur les Carnivores, Bravo les végétariens et Vive les Flexitariens!
Si l’évocation d’un rosbif, d’une blanquette de veau ou d’un pot-au-feu maternel vous fait frémir. Si vous rêvez de steak frite, steak sauce poivre, tartare et tant d’autres, ou encore si la rupture de stock de hachis Parmentier, rôti ou autres saucisses au self le midi vous fait sortir de vos gonds mais que vous avez quand même un minimum d’éthique, il est temps de réfléchir à devenir « flexitarien ».
Flexiquoi? me direz vous ?! Et vous n’aurez pas tort de vous alarmer. Quoi !? Une nouvelle maladie animale, après la vache folle, la grippe porcine, le poulet aux hormones, etc? (avouez que tout de suite, ce petit morceau rouge dans votre assiette est beaucoup moins appétissant).
Trèves de plaisanterie, être « flexitarien », c’est être un végétarien flexible, cela veut dire manger moins de viande sans tomber dans le végétarisme complet.
Ce concept originaire des Etats Unis gagne à avoir de plus en plus de succès en Europe. Une petite révolution est en marche, à un rythme très lent, mais tout de même. A l’heure où nous commençons tous à prendre conscience de l’impact de notre mode de vie sur notre environnement et de notre industrialisation maximale, zoomons sur l’un des éléments les plus importants : notre alimentation, et regardons plus attentivement la viande.
Ne plus manger de viande systématiquement à tous les repas, oui, mais pourquoi ? Selon le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, 18,9 % des gaz à effets de serre seraient produits par l’agriculture dont l’élevage des animaux en 2005… Ce qui place l’agriculture et l’élevage comme 3ème principal pollueur en France, juste après le secteur des transports (26%) et des industries manufacturières (20,7%). Pour résumer : si demain vous voulez faire un geste développement durable mais que vous n’arriver pas à vous résigner à laisser la voiture au garage faites l’impasse sur le steak à midi !

Et oui ces charmantes petites bêtes consomment des quantités astronomiques de céréales et d’eau. Bien que ce ne soit pas très agréable, il est bon de se rappeler d’où vient l’animal que l’on croque avec plaisir. Du petit veau mignon comme tout, au steak savoureux qui se retrouve dans notre assiette, il y a des étapes bien moins appétissantes… Le plus souvent les animaux grandissent dans des élevages poussés à l’extrême, à l’étranger, nourris avec des mélanges de graines pleines de pesticides et gavés d’antibiotiques, dans des exploitations à taille démentielle, complètement industrialisées…
Manger moins de viande, pourquoi pas, mais concrètement, on y gagne quoi nous?
Etre flexitarien est à la mode, fait faire des économies et rend plus mince, ce sont les fashionistas qui vont être contentes.
On fait des économies! La bonne viande coûte cher, or, avec la crise, la part de nos dépenses consacrée à l’alimentation a sérieusement diminué et la viande tout particulièrement en 2009, à en croire le Credoc (Centre de recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie.)
Limiter sa consommation de viande c’est aussi bon pour sa santé. Les végétariens bénéficieraient d’un mauvais cholestérol et d’une tension à des niveaux plus bas que la moyenne. Par conséquent, ils auraient moins de risques de développer certains cancers ou du diabète. En plus, manger moins souvent de la viande rendrait mince : et oui cela fait consommer moins de graisses qui sont dans les protéines animales, et plus de légumes.
Oui mais voilà comment fait-on pour devenir un vrai Flexitarien? Rien de plus simple, on zappe la viande à certains repas. Mangeons mieux et mangeons moins, du bio, du sain. On consomme des fruits frais ou secs, à peaux ou à coques, en veux-tu en voilà des laitages, du pain, du soja, des céréales complètes, etc. On se précipite sur les légumes, même ceux qu’on ne mange que trop peu souvent. On cherche de nouvelles recettes pour mieux les apprécier. Au final c’est on ne peut plus sain et simple d’être flexitarien, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Ainsi donc mangeons moins de viande pour le climat et pour nous !
C’est Tartuffe de Molière qui aurait pu nous dire : Allez cachez ce steak que je ne saurais voir !
Solenn JUGUET
pour Repor’Terre
Conférence ReSourcE pendant la semaine développement et durable à Euromed
Le jeudi 01 Avril, s’est tenue une conférence qui marqua le lancement de la Chaire de l’Achat Responsable à Euromed. Cette conférence, organisée par ReSourcE (un projet qui conseille en Responsabilité Sociétale des Entreprises) a réuni différentes entreprises engagées dans cette Chaire à promouvoir l’achat responsable et les pratiques de RSE auprès de la population.
Parmi les entreprises présentes, nous pouvons citer la SNCF, l’Occitane en Provence, Sodexo, WWF, Extramuros ou encore Max Havelaar. Toutes vont travailler ensemble afin dans un premier temps de répondre à la question : qu’est-ce que l’achat responsable ?
Ces entreprises sont déjà fortement engagées dans la thématique de l’achat responsable et souhaitent amplifier leurs actions et s’améliorer grâce à cette chaire.
Ainsi, pour l’Occitane, il s’agira de s’améliorer, d’analyser ses lacunes et d’en tirer des enseignements.
La SCNF quant à elle avoue avoir attendu cette chaire depuis très longtemps et est ravie qu’Euromed soit la première à exaucer ce vœu. Quant à ses actions, la SNCF est engagée dans la baisse des émissions à effet de serre et veille à ce que ses achats (train, rail, habit..) soient plus responsables.
Sodexo, désire intégrer le développement durable dans son offre à travers 14 engagements. Cette chaire, lui permettra de progresser dans cette voie.
Mais que fait WWF dans cette chaire ? Cette question mérite d’être posée quand on sait que WWF est une ONG de protection de la nature. Cependant, la volonté de WWF dans cette chaire est de faire la liaison entre les entreprises et la biodiversité. Cette association accompagne au quotidien les entreprises dans le passage à l’acte (elle aide ainsi les entreprises qui souhaitent se lancer dans l’éco-conception).
Quant à Max Havelaar qui agit fortement pour promouvoir le commerce équitable, son rôle dans cette chaire sera de développer le commerce équitable comme levier d’achat responsable. Sa volonté est d’accompagner les acteurs à acheter différemment. Cette association va ainsi apporter son savoir mais a aussi un réel désir d’apprendre.
Quant à l’entreprise Extramuros qui fabrique et conçoit à partir de matériaux de récupération, son mot d’ordre : « il faut que ça bouge ! »
Enfin, cette chaire ne serait pas une chaire sans un corps professoral. Ce dernier veut travailler main dans la main avec ces différentes entreprises et associations pour comprendre et définir l’achat responsable afin de savoir comment mieux agir dans ce domaine.
Etait présent également un représentant des pouvoirs publics qui a confirmé le rôle de l’Etat dans l’achat responsable. Ce dernier agit de différentes manières dans le domaine de l’environnement: la fiscalité verte, investissements verts (pour développer l’énergie renouvelable, améliorer les transports et leurs rejets en gaz à effet de serre…), améliorer la visibilité pour le consommateur par une politique de transparence sur les différentes catégories de produits. Ce représentant a bien insisté sur le rôle majeur qu’a l’Etat dans la thématique de l’achat responsable et souhaite accompagner les filières qui vont s’adapter à la logique DD et qui devront pour ce faire se restructurer. Hormis ces mesures que l’Etat met en œuvre, il n’est pas sans rappeler qu’il a lui-même de gros efforts à mener en termes d’achat responsable car il est un gros acheteur !
Cette conférence a donc fait la promotion de l’achat responsable en mettant en avant les notions de courage, compétences et de travail, essentielles au bon fonctionnement de la chaire.
Nous n’avons plus qu’à souhaiter bonne vie à cette nouvelle chaire !
Jennifer LIPPE
La formation à la Langue des Signes Française (LSF) mise en place par Hand in Hand à Euromed!
Cette formation réunit 12 étudiants motivés par l’apprentissage d’une langue ou le silence est roi !
Au cours de la formation, les étudiants apprennent en s’amusant les chiffres, l’heure, les dates, comment dire son prénom en un geste…pas facile mais enrichissant ! Au programme : jeux et devinettes.
La formation est une occasion d’étendre son ouverture d’esprit, sa curiosité, sa tolérance et de manifester son respect envers le handicap et plus particulièrement envers les personnes sourdes et muettes.
Apprendre la langue des signes est une réelle opportunité car elle rend possible la communication avec des personnes sourdes et muettes.
Interview d’une participante à la formation et membre de Hand in Hand : Lucie
-Quand suis-tu la formation? A quelle fréquence?
La formation s’est faite cette année sur 3 sessions de 4h et une session de 3h. Nous avons donc eu 4 cours à raison de 1 cours toutes les 2 semaines. Le 18 mars, c’est notre dernière séance.
-Que faîtes-vous pendant les séances?
Pendant les séances, le professeur nous apprend les fondamentaux de la LSF mais surtout nous fait prendre conscience de la culture du monde « sourd ».
En termes de connaissances nous avons notamment appris à dire des mots basiques tels que « bonjour, merci, au revoir, désolé… », l’alphabet, comment « signer » notre prénom, les mois, les horaires, les nombres, les jours, …
Nous avons aussi été sensibilisés au handicap avec des questions de réflexions telles que « Comment appeler une personne sourde ? » « Comment communiquer avec une personne sourde dans le noir ? »
- Pourquoi est-ce important pour toi de connaître la langue des signes ?
Savoir utiliser la LSF me permet de communiquer avec une personne sourde, ce qui peut être un avantage dans ma vie de tous les jours ou dans ma vie professionnel car les employeurs peuvent vouloir quelqu’un sensible aux handicaps vu les nouvelles réflexions sur les managers responsables et par rapport aux lois sur l’intégration des personnes en situation de handicap dans les entreprises.
- Aimes-tu ces cours? En es-tu satisfaite?
Les cours sont très intéressants, le professeur est très dynamique, très pédagogue ce qui fait que les 4h de cours passent à une vitesse folle. Les interventions de VISUCOM sont vraiment à la hauteur de ce qu’on espérait.
- Conseillerais-tu aux autres étudiants de suivre ces cours? Pourquoi?
Oui, je conseillerais aux autres étudiants comme aux professeurs ou au personnel de l’administration de participer à ces cours de LSF car cela permet de se mettre face à une personne en situation de handicap et voir que le dialogue peut être simple même quand cela paraît impossible.
Pour d’autres renseignements : lucie.lefevre@euromed-management.com
Petites leçons de LSF :
commençons par les chiffres…

- 100

- 200

- 300

- Bravo !!

- Au revoir …et à très bientôt !!
Jennifer LIPPE
Formation PSC1 avec Coup2Pouce et la Croix Rouge
Le 5 et 6 mars 2010, Coup de Pouce, projet d’Unis Terre travaillant en collaboration avec la Croix Rouge, a permis aux étudiants d’Euromed Management ainsi qu’au corps professoral et administratif de l’école de suivre une formation aux premiers secours civils (PSC1).
Au cours des huit modules proposés, les formateurs de la Croix Rouge ont enseigné aux participants les premiers gestes de secours et leurs ont également appris à se servir d’instruments tel que le défibrillateur.
Les participants ont donc suivi des phases théoriques (définitions et gestes à faire en cas de plaies/brûlures (thermiques, chimiques, par inhalation, par ingestion, choc électrique) /Traumatismes (des os/articulations/crânien), puis ils ont réalisé des cas pour mettre en pratique ce qu’ils avaient appris (réalisation par exemple d’une PLS : position latérale de sécurité quand la victime est consciente et respire ; massages cardiaques, bouche à bouche….)
Au programme :
*La protection
* L’alerte
* La victime s’étouffe
* La victime saigne abondamment
* La victime est inconsciente
* La victime ne respire pas (massage cardiaque, défibrillateur, …)
* La victime se plaint d’un malaise
* La victime se plaint après un traumatisme (plaie, brûlure, atteinte des os et des articulations…)
Lors d’un malaise, 4 questions essentielles à poser à la victime :
- Est-ce la première fois qu’elle fait un malaise ?
- Prend-elle actuellement un traitement ?
- A-t-elle déjà été gravement malade ou récemment hospitalisée ?
- Depuis combien de temps est-elle en train de faire ce malaise ?
Une fois ces questions posées : appeler un médecin en composant le 15 et lui communiquer les réponses obtenues à ces 4 questions.
Quelques témoignages…
Pourquoi as-tu voulu suivre cette formation ?
Je me suis inscrite à cette formation car pour moi c’est un véritable enrichissement personnel. On apprend sur soi, à gérer le stress, la panique. Enfin, cette formation va me permettre de pouvoir venir en aide aux autres en cas de malaise, d’accidents…
Ondine
J’avais déjà suivi une formation PSC1 il y a 3 ou 4 ans mais j’ai décidé de m’inscrire une nouvelle fois car ce sont des gestes qui s’oublient facilement s’ils ne sont pas pratiqués régulièrement et parce que la formation évolue aussi avec le temps. Durant cette formation, nous allons apprendre à nous servir d’un défibrillateur, instrument auquel je n’ai pas été formé lors de ma formation précédente.
Annabelle
Qu’as-tu appris lors de cette formation ?
J’ai appris beaucoup de choses : savoir appliquer une compresse, poser un tampon-relai par exemple. En réalité, cette formation a plus consisté à me perfectionner dans la mesure où nous sommes déjà sensibilisés aux premiers secours grâce aux campagnes de prévention ou lors de la JAPD que nous avons pu réaliser. Cette formation m’a donc donné davantage de précisions sur les différents types de blessures/malaises/brûlures/traumatismes et m’a appris les gestes indispensables à pratiquer quand on est confronté à ces situations.
Matthieu
J’ai revu la PLS (position latérale de sécurité), j’ai appris à faire des contractions thoraciques et des insufflations, et surtout j’ai appris à me servir d’un défibrillateur semi-automatique.
Annabelle
Es-tu satisfait de cette formation ?
Je suis très content d’avoir suivi cette formation car je saurai désormais comment réagir efficacement en cas d’accident ou quand une personne fera un malaise.
Matthieu
Je suis très satisfaite de cette formation, qui s’est très bien déroulée.
Annabelle
Je suis très contente d’avoir participé à cette formation et je pense que tout le monde devrait apprendre ces gestes de secours pour le bien de tous.
Ondine
Une petite piqûre de rappel des numéros d’urgence :
15 Samu (urgences médicales)
17 Police
18 Pompier
112 numéro européen de l’urgence
115 Samu social
Que leur dire ?
1 Le numéro de téléphone d’où vous appelez ;
2 La nature de l’accident et les dangers éventuels qui persistent ;
3 La localisation précise de l’accident ;
4 Le nombre de personnes concernées ;
5 La description de l’état des blessés et les premiers gestes effectués ;
6 Répondre à leurs questions ;
7 Demander l’autorisation de raccrocher ;
Jennifer LIPPE
Changer le monde?!: E.A.S.Y
A comme Arthus Bertrand, B comme Bono, jusqu’à H comme Hulot, en passant par D de Dicaprio la liste est longue des célébrités de toutes origines qui s’engagent pour un avenir plus vert. Au niveau mondial, des scientifiques aux politiques, en passant par les artistes et les entrepreneurs, le nombre de ceux qui s’impliquent pour le développement durable augmente de jour en jour.
Et vous?
Alors pourquoi devrais-tu te sentir responsable de ce qui ne fait pas partie de ton quotidien?
Oui mais voilà, entre deux clics sur Internet, le dernier buzz du net trop « lol » que tu regardes sur Youtube et ta conversation passionnante avec Martine sur Facebook, tu vois bien que tout ne tourne pas rond. Loin de là. Le cancer vient de rentrer au top 3 des causes de mortalité des 15-25 ans en France, selon l’Insee, après les accidents et suicides qui sont toujours en haut des charts. Fini de jouer. Les catastrophes naturelles, inondations, tempêtes et autres ouragans se rapprochent dangereusement de chez toi.Ça fait réfléchir. L’image de ton vieux PC, perdu dans une décharge d’un pays du tiers monde, te hante de plus en plus. Gloups. Quant au litre et demi de pesticides que tu avales dans ton alimentation chaque année, dixit l’ADEME, il commence à te rester en travers de la gorge. Cancer, stress, pollution et surconsommation: tout est lié. As-tu vraiment envie de continuer à profiter, polluer et exploiter?
Heureusement pour toi, entre sauter par la fenêtre et te faire stériliser il existe encore des alternatives. Par contre c’est maintenant ou jamais, on est dramatiquement en retard.
Commençons par prendre un exemple trivial: on sait tous qu’entre un œuf standard à 15 centimes et un autre issu de l’agriculture biologique à 30 centimes il y a une différence de taille sur les conditions d’élevage et l’alimentation en pesticides, OGM et autres antibiotiques de la poule. Tiens donc, sauver la planète commencerait par sauver les poulets?!
Cet exemple est simplet mais il traduit concrètement l’état de notre industrie, et retranscrit ce qui se passe dans la filière de la viande, des fruits et légumes, du textile ou encore des nouvelles technologies. On pense court terme, rentabilité immédiate, quantité plutôt que qualité. Que cette vision soit celle des industriels c’est une chose, mais que nous les jeunes cautionnions cela, c’en est une autre. Chaque acte engage notre responsabilité.
Alors oui, pour être au goût du jour il faut penser « développement durable », et quitte à déplaire aux fashionistas, la tendance va durer plus d’une saison.
Noyé entre des urgences académiques, familiales, professionnelles voire même sentimentales, agir pour le développement durable ne semble pas être ta priorité. Et si au contraire, c’était ta bouée de sauvetage?
Concrètement au quotidien, ça se joue à peu de choses: se poser des questions, prendre du recul, en bref: avoir une vision globale. Les tentations sont fortes de se le laisser porter et au final de bêtement cautionner des choses, dont on ne réalise pas les implications. De nos jours, l’information est partout autour de nous, entre Internet, la presse écrite, la télé, la radio on ne peut pas dire qu’on ne sait pas.
Nous étudiants sommes d’autant plus concernés que nous incarnons le renouveau. De par notre âge, notre curiosité, notre ouverture d’esprit nous nous devons de nous interroger sur le système dans lequel nous vivons. Il nous faut faire cet effort de réflexion, car si nous ne le faites pas, qui le fera?
N’en déplaise aux non convaincus, vivre de manière responsable c’est on ne peut plus simple. Regardez ce qui se fait juste à côté, les initiatives sont nombreuses. Par exemple, à Euromed Management: pour à peine 5€, l’AMAP vous distribue un panier de fruits et légumes frais, bio et locaux. L’épicerie de l’école vous propose toutes sortes d’aliments garantis sans OGM, engrais chimiques et autres pesticides. À Marseille, la ville vous propose un millier de vélos, disponibles dans des stations situées tous les 300 mètres, pour 5€ par an. Avec une carte à l’année, pour 20€ par mois, les moins de 25 ans ont un accès illimité aux métros, tramways et bus. La liste des opportunités d’actions responsables qui ne vous coûtent pas grand-chose est longue. Des alternatives sont là, profitez-en!
Si vous n’avez pas le temps ou l’énergie de trouver des solutions, il en existe déjà: mettez-les à profit. Réfléchissez, questionnez, débattez, c’est encore le meilleur conseil qu’il y ait à donner pour contribuer à nous sauver.
Et puis il y a tous ces gestes gratuits du quotidien qu’on néglige trop souvent: éteindre la lumière quand on sort d’une pièce, trier ses déchets, éteindre les appareils électroniques en veille. Ou encore éviter: d’utiliser le sèche linge, de faire tourner la machine à laver à moitié vide sur un cycle long avec une tonne de produit, laisser les robinets ouverts, monter le chauffage et rester en t-shirt chez soi , laisser la télé tourner toute seule…
Et si finalement c’était simple de faire du DD?
Solenn JUGUET
Copenhague et le réchauffement climatique
Elle est LE grand événement de fin d’année : la conférence de l’ONU se tiendra du 07 au 18 décembre prochain à Copenhague. Elle est l’occasion pour les Etats de renégocier un accord international sur le climat afin de poursuivre le protocole de Kyoto que les Etats-Unis n’ont pas ratifié et dont la première période de 5 ans a expiré.
Le réchauffement climatique est un enjeu mondial puisqu’il menace la survie des Terriens. En tant qu’étudiants, nous ne pouvons donc pas y rester insensibles. En effet, la montée des eaux n’est plus hypothétique, les exodes de populations ont déjà commencé et de nombreuses espèces animales ont déjà disparu…
Face à cette bombe à retardement, les Etats sont prêts à faire des sacrifices. Les pays occidentaux ont ainsi renoncé à imposer une baisse de 50% d’émission de gaz à effet de serre d’ici à 2050 par crainte d’une opposition de l’Inde et de la Chine. Cette dernière, qui est le premier producteur mondial de CO2, se dit d’ailleurs prête à faire des efforts dans le domaine climatique. Enfin, l’Afrique s’engage également à signer l’accord contre un financement. Rappelons qu’un Africain émet 48 fois moins que les Américains puisque 0.5 tonnes de CO2 par habitant sont émises en Afrique contre 24 tonnes pour les Etats-Unis.
Quels sont les engagements attendus de cette conférence ? Pour les pays occidentaux, il s’agit de réduire les émissions de gaz à effet de serre sur leur territoire national. En effet, ils se sont engagés à éviter une hausse des températures de plus de 2 degrés d’ici 2100 par rapport à 1990 et pour ce faire, le Groupe Intergouvernemental d’expert sur le climat propose une baisse de CO2 de 25% à 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990. Quant aux pays émergents, ils devraient s’engager à réduire la croissance de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.
L’issue de cette conférence est sur le thème de l’incertitude tant les intérêts de chacun sont divergents. Cependant, l’Europe s’est engagée le 11 et 12 décembre 2008 lors du Sommet Européen de réduire de 20% ses émissions de CO2 pour 2020 et de 85% pour 2050 (ces mesures sont regroupées dans le paquet énergie climat). Par ailleurs, l’Europe des 27 a également réussi à trouver un accord à Bruxelles le 30 octobre dernier, puisqu’elle est prête à débloquer 100 milliards d’euros par an à partir de 2020 afin d’aider les pays en voie de développement qui rappelons le , sont les premières victimes du réchauffement climatique. Enfin, au 7ème forum sur le développement durable du 09 octobre dernier tenu au Burkina Faso, les pays africains ont trouvé des accords sur un certain nombre de points (production énergie solaire, réduction de l’émission de gaz à effet de serre..) qui vont leur permettre d’avoir une position commune à la Conférence de Copenhague.
Malgré la volonté affichée des Etats dans la lutte contre le réchauffement climatique, son financement est toujours l’objet de divisions, ce qui pourrait se solder par un échec de la conférence de Copenhague. Car qui payera ? Les plus riches comme le souhaite la Pologne ? Où les plus gros pollueurs ? Les pays du monde et les pays industrialisés en particulier, sont-ils à la hauteur des exigences et des recommandations de la science ?
Rendez-vous le 07 décembre…
Jennifer LIPPE
Le Green Bear Coffee
Au 17 rue Glandève, dans le premier arrondissement de Marseille se trouve un café unique en son genre: le Green Bear Coffee. Pourquoi unique ? Tout simplement parce qu’il est l’un des premiers établissements de restauration rapide bio en France.
Ici, en terrasse ou à l’intérieur, du petit déjeuner à la fin de soirée, vous pourrez tester leurs recettes originales et bio. Du club sandwich au taboule quinoa en passant par la salade aubergines-brousse, le choix est vaste et alléchant et les prix restent raisonnables. Vous souhaitez du sucré ? Là aussi vous serez séduit par leurs desserts, spéciale mention pour le muffin courge-canelle !
Vous l’aurez compris, au Green Bear Coffee, vous passerez un agréable moment dans un café sympathique et chaleureux et qui plus est, qui oeuvre pour la protection de l’environnement et tente de réduire au maximum son empreinte écologique. Pour cela, il nous propose donc des produits 100% bio qu’il tente, dans la mesure du possible, d’obtenir auprès d’agriculteurs de la région et qu’il nous sert dans des emballages recyclables, le moins nocifs possible.
Un dernier mot: Allez-y, c’est bon et c’est bio !
Anne-Victoria DUCLAUX





